JAPON, UNE SEXUALITÉ SANS TABOU

PARADOXE DE LA SEXUALITÉ JAPONAISE


Dans une étude publiée récemment, 42 % des hommes âgés de 18 à 34 ans se déclarent « toujours vierges », qu’en aux Femmes, elles seraient  44 %.

Les couples mariés indiquent à 47 % « ne jamais faire l'amour », 22 % des japonaises mariées considèrent que le sexe « est source de problèmes » et 35% des hommes se disent « trop fatigués » en rentrant à la maison.

Des chiffres impressionnants qui inquiètent même le gouvernement qui estime que  la population japonaise diminuera de 30% d’ici 2065 si la situation ne change pas.



Le paradoxe au Japon, c’est que traditionnellement, il n'y a aucun tabou sur la nudité, ni sur la sexualité.

Dans la religion Shinto, la sexualité n'est pas associée à la notion de péché. Il est donc possible des fresques historiques mettant en scène des rapports sexuels.


C’est ainsi qu’au pays du sexless, le sexe est omniprésent de partout dans les grandes villes.

L’exemple le plus flagrant se trouve à chaque coin de rues dans les conbini, ces petits supermarchés de quartier où les magazines pornographiques sont à la vue de tous.



LOVE HOTEL

Affirmer que les japonais n’ont pas d’activité sexuelle est faux !

En effet, ils en n’ont souvent plus beaucoup au sein du couple, mais pas en dehors.

L’idée de “péché” autour du sexe n’existant pas dans le Shintoïsme, les japonais n’ont pas de tabou à aller voir ailleurs. C’est ainsi que l’on peut voir dans les grandes villes japonaises de nombreux les love hôtel, toujours très fréquentées.


Ce sont des hôtels normaux où il n’y a pas besoin de réserver à l’avance et où l’on vient pour une heure ou pour une nuit.

Les hôtels offrent une intimité totale au couple. Quasiment personne à l’accueil, et quand il y a quelqu’un, il se cache derrière une vitre fumée avec une petit ouverture pour passer les billets.

Les prix varient en moyenne entre 30 et 200€ pour une nuit.

A l’intérieur, des préservatifs sont mis à disposition. Il est également possible de regarder des films pornos à la TV, d’utiliser des vibromasseurs ou autres produits érotiques.


Certains quartiers sont même entièrement dédiés aux Love Hotel.

Il faut savoir qu’au Japon les Love hotels font partis à part entière d’un style de vie. On y croise pas seulement des relations extraconjugales, on y rencontre de jeunes couples vivant encore chez leurs parents, des relations d’une nuit après une rencontre en soirée ou sur des applications de rencontres, des relations tarifées, mais également des couples mariés qui se retrouvent pour un moment intime car il faut savoir qu’au Japon les enfants dorment avec leur parents jusqu’à l’âge de 13 ans.



Au Japon, la prostitution est interdite.

Pourtant certains établissements proposent des catalogues de femmes, où les japonais sélectionnent celle qui les retrouvera au Love Hotel.


C’est ainsi que 10% des japonais avouent avoir déjà eu recours à la prostitution.

Même interdite, la prostitution est très présente au Japon avec des quartiers qui leur sont entièrement dédiés.


HOST GIRL

Plus communément, il est également possible de voir dans la rue, des hôtesses attirer les passants pour passer un moment intime avec eux.


Les hôtesses les attirent dans des bars où ils discutent ensemble, se font des câlins, mais cela n’est pas à confondre avec des prostituées. Chaque interaction entre les hommes les filles sont contrôlés et tarifés.


Dans les grandes stations de métros, on retrouve également des rabatteurs qui accostent les filles pour leur proposer de travailler comme hôtesse dans un bar.


Dans un pays où la prostitution est illégale, il est souvent difficile de voir la limite.


SEX SHOP

Et lorsque que les japonais ne sont pas attirés par le sexe à deux, ils n’ont aucune gène à se tourner vers les plaisirs solitaires.

Les sex-shops japonais en plein centre-ville faut alors office de caverne d’Alibaba.

Organisés sur plusieurs étages, la plupart d’entre eux disposent d’une surface supérieure à 1 000 m2.


On y retrouve notamment les Love Doll.

Les poupées à taille réelle, apparu dans les années 80, sont réalisé à l’image de jeunes filles Kawaii ou sur le modèle des héroïnes de manga. Les prix varient entre 2000 et 10 000€ selon la qualité et le réalisme de celles-ci.


PORNOGRAPHIE JAPONAISE

Même si tous les organes génitaux sont floutés, les Japonais restent friands de films pornographiques.

En effet, alors que les parties intimes sont floutées, les scènes des films pornographiques n’ont généralement aucune limite à l’imagination.. cire fondue versée sur des corps nus ligotés, jeunes femmes recouvertes de sperme, jouant avec leur salive voir leur morve, des femmes écrasant des cafards avec leur talons ou toutes autres formes de fétichismes…


Un point intéressant à analyser dans les films pornographique, c’est l’expression des sentiments.

Dans une société où il est tabou d’exprimer ses émotions pour ne pas perturber les autres. C'est pourquoi dans les films pornographique japonais, les gros plans ne portent pas sur les organes génitaux, mais sur le visage et les expressions de plaisir, où va se trouve la véritable transgression.



MANGA

Dans les grands magasins de Manga, il y a généralement un étage entier dédié au Manga érotique. Cela n’est absolument pas tabou, il est donc possible de voir des hommes et des femmes feuilleter les mangas érotiques pour choisir ce qu’ils achèteront.



CONCLUSION

Au final, les relations de couple semble complexe à gérer pour les japonais notamment à cause d’une réserve inculquée dès le plus jeune âge.


Il ne savent pas forcément comment et où s’aborder. De même qu’une fois en couple, il arrive que les partenaires ne s’adressent pas la parole pendant plusieurs années.


Mais dans un pays où l'industrie sexuelle est la seconde plus grosse industrie après l'automobile, les japonais s’orientent vers une sexualité sans tabou seul ou à deux.


AVIS DE FRANÇAIS AYANT VÉCU AU JAPON


Mélodie :

"Je trouve que la sexualité japonaise est à la fois tabou et omniprésente !

Tabou dans les familles, bien souvent les Japonais doivent réussir leurs études et ont tellement de pression qu'ils n'ont pas vraiment le temps de penser à autre chose. D'après de ce que j'ai déjà vu ou lu, il n'est pas rare qu'ils gardent leur virginité jusqu'à l'âge adulte.

Ensuite omniprésente de par les magazines, mangas, affiches cinématographiques accessibles à tous et à tout âge car présente dans tous les lieux publics.

Ce qui m'étonne ! C'est comment les couples se forment ! Goukon, mariages arrangés, pression sociale... Tout cela donne l'impression que le sexe est mal en soi ( c'est juste mon impression ).

Quant à la communauté LGBT+ je n'en parle même pas, c'est limite déshonorant... Je suis surprise qu'une société telle que le Japon est à la fois si avancée d'un point de vue innovation en tout genre et si ignorante en humanité, c'est affligeant."


Kevin :

"Sur les relations hommes-femmes, les hommes sont beaucoup plus tournés vers leur carrière que les femmes qui elles veulent avoir des enfants et une vie sexuelle épanouie. Ça crée un faussé entre les deux, et c'est pour ça que les hommes ne se marient plus beaucoup et se moquent un peu de leur vie sexuelle au profit de leur travail."


Nekky :

"Je vais surtout parler de ce que je connais, à savoir le volet pornographique au Japon, ayant été modo et admin d'un forum Hentaï durant des années.


La pornographie japonaise, comparée à la nôtre, c'est littéralement un autre monde: ils s'attardent plus sur les préliminaires, les bruits et sons. Et surtout, on démarque un certain gout pour les situations humiliantes pour les femmes (surtout en ce qui concerne certains films où l'utilisation du lavement est devenue un pur objet de fantasme).


Concernant la sexualité japonaise elle-même, je crois que les Japonais sont, à contrario, des personnes vraiment coincées à ce sujet (ce qui détonne carrément quand on voit leur production pornographique, que ce soit réel ou Hentaï). Le fait est que la proportion de personnes encore vierges et dépassant la trentaine a vraiment explosé au Japon."


Claire :

"Je pense que comme tout au Japon, ils privilégient la "communication non verbale" (je met des guillemets parce que pour eux c'est ça et ça a peut être marché un temps, mais actuellement je pense que c'est de la non-communication tout court parce que ils ne se comprennent pas).

Donc la sexualité est pas vraiment taboue comme chez nous, ils ont pas de religion qui vient dire que le sexe c'est sale etc. Mais tout ce qui est dans la sphère du privé ne doit pas "polluer" l'extérieur et de façon générale on parle pas du sexe de façon "pratique" du tout (on y fait allusion mais si on a des questions concrètes, il y a littéralement personne pour en parler).


En théorie, le sexe est PARTOUT au Japon, les magazines à hauteur d'enfants aux conbinis, le rayon sextoys du Donkihote séparé des Pokémons par un petit rideau, dans les village vangard c'est même posé n'importe où. Mais tout ce qui est porno est vraiment dirigé vers les hommes uniquement.


Dans certains magazines pour les séducteurs, que j'achetai pour me marrer quand j'avais 19 ans, ils expliquaient comment faire plaisir à une donzelle quand même avec des photos hilarantes. C'était mieux que rien, mais pas un mot sur la contraception. En fait, c'est un peu l'inverse de nos trucs judéo-chrétiens où le sexe c'est pour faire des bébé, ici du côté des mecs c'est comme si le lien entre les deux n'existait pas.


Côté fille, j'ai pas vu personnellement mais une amie avait décortiqué les articles sexo des magazines de filles, les témoignages "ma première fois" étaient glaçants. La plupart racontait ce qui s'appelle chez nous des viols, mais de façon détachée, en mode "mon senpai a commencé à me tripoter, je savais pas quoi faire, alors bah j'ai rien fait...".


Il n'y a pas du tout d'éducation sexuelle, je pense pas que ça soit par tabou, je pense juste que personne n'en voit l'intérêt. Du coup au niveau de la contraception c'est le trou béant. Ils pratiquent essentiellement la méthode du retrait et ne comprennent pas bien l'intérêt des autres méthodes de contraception. Et si ça échoue, c'est avortement (pas du tout de tabou sur cette pratique c'est un des premiers pays a l'avoir légalisé au monde et ils est même en théorie possible jusqu'à... 9 mois) ou mariage.


La plupart des couples mariés autour de moi se sont mariés parce qu'il y a eu grossesse (s'ils se ne marient pas avant la naissance le père n'a pas d'existence légale en tant que père). Ils partent un peu du principe que seuls les hommes ont vraiment des besoins sexuels, les femmes s'y soumettent (les garçons font ci, les femmes font ça, c'est un gros truc de la société japonaise où tout doit être codifié, étiquettes collées, chacun reste dans son rôle).

Du coup tout de suite, il y a un déséquilibre.


Heureusement pour mesdames les japonaises, malgré le fait qu'ils crient partout qu'ils ont des besoins, et que c'est pas de leur faute si ça déborde, ils sont beaucoup à ne pas avoir vraiment de libido non plus. Mes exs quoi qu'ils en disaient en avait beaucoup moins que moi. Souvent c'est dirigé sur le virtuel, donc essentiellement de la masturbation, et beaucoup trouvent ça tout a fait satisfaisant. Du coup, la plupart des couples n'ont plus de relations après le premier enfant.


De façon générale j'ai l'impression que le sexe c'est un truc à faire avant le mariage, pas après.

D'ailleurs j'en ai déjà eu qui sont venu me dire "halala mais Sarkozy avoir un enfant à son âge, truc de fou, il a la forme le mec !" ".... What ?"


Pour le concret, les aventures avec petit copain ou d'un soir, je peux te dire que la capote n'est vraiment pas la bien venue. J'en ai connu qu'un qui apportait les siennes. Même ceux qui disent être ok à l'avance pour en mettre "mais bien sûr, je suis responsable et tout", ils tentent plus ou moins tout pour les éviter. "

S'il y a des conséquences à leurs actes, tu peux être sûr de jamais les retrouver. Je pense que le porno dans son âge d'or a apporté quelque chose il fut un temps.

Actuellement c'est vraiment à l'image du porno japonais : soit super bizarre avec des fantasmes sur les aisselles et compagnie, soit très expédié. Il est intéressant de constater qu'ici s'embrasser c'est une forme de préliminaire donc quand on embrasse quelqu'un ça a déjà un peu commencé."


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